Objectif Courir

Comments: Post a Comment

Categories: Non classé

By: Daniel Marty

Courir 7 km au lieu de 42

Ce matin, je suis allé courir 7 km, ce qui n’est rien en comparaison avec les 42 kilomètres du marathon qui a eu lieu il y a une semaine près de chez moi à Benicasim. Si j’en parle, c’est parce que je devais participer à ce dernier mais, faute de condition physique, j’ai dû y renoncer.

Ceci dit, loin de me morfondre, courir ces 7 kilomètres m’ont fait un bien fou pour une double raison : le bien-être de la course à pied en soi et du fait de retrouver un plan d’entraînement.

Je voudrais tout d’abord souligner dans cet article l’importance de l’aspect mental et, enfin, qu’il m’a été assez facile d’oublier, en quelque sorte, que je laissais de côté ma participation à ce marathon qui aurait dû être le tout premier de ma vie.

Mon premier marathon

De ma première course officielle, je n’en ai gardé que le dossard officiel. C’est un souvenir que je tiens à garder.

coureur marathonienPhoto de Bo Jorgensen

La frustration…

Un souvenir de frustration ? Certainement pas. Quand j’ai compris que je n’allais pas pouvoir participer à cette course, la frustration n’a duré que quelques minutes.

Le défaitisme ne fait pas partie de mon caractère, je crois tout simplement que ça ne sert à rien. La frustration nous ancre dans le passé et ne nous permet pas d’avancer dans la vie.

…et le prochain défi

Je pense maintenant à mon prochain défi qui est celui de participer à une course officielle. Peut-être vais-je viser pour le moment un 10Km ou un 20km. Je vais encore laisser passer une paire de semaines avant de me décider. En tout cas ce sera avant la fin de l’été, c’est pour moi une certitude car je veux absolument goûter au plaisir de courir en compétition.

Et le marathon

Le premier marathon sera très probablement pour fin 2018 ou 2019. Par contre, ce qui est certain est que je vais y participer. C’est un défi que je veux avoir à mon palmarès encore vierge. Je comprends que beaucoup veuillent se lancer chaque année, j’imagine la sensation d’accomplir un tel effort au moins une fois dans la vie.

L’entraînement

Pour moi, courir doit impérativement m’apporter quelque chose de positif: du plaisir et du bien-être physique et mental. Sans cela, à quoi bon pratiquer la course à pied?

Ce sont ces deux principes qui doivent encadrer ma préparation. Le plan d’entraînement que je vais me fixer suit ces principes à chaque étape.

Objectif premier: le plaisir

sport pour le plaisirPhoto de Sabin Paul Croce

Quand je relis les articles que j’ai écrits et publiés sur mon blog, j’ai parfois l’impression de rabâcher, le mot plaisir y apparaît régulièrement. C’est pour moi une évidence et j’en fais un principe: si je n’éprouve pas de plaisir à courir, je préfère arrêter et reprendre plus tard. Le plaisir est pour moi le moteur qui met en mouvement mes jambes et tout le reste du corps.

Il ne faut cependant pas mal interpréter mes paroles, je ne veux pas dire non plus qu’il y zéro moment de souffrance, qu’il n’y a à aucun instant des passages à vide. Je ne dis absolument pas cela. En course à pied, comme dans tous les sports, la souffrance et les passages à vide font partie de la vie du sportif, qu’il soit amateur ou professionnel. Ces instants de douleur sont nécessaires et prennent tout leur sens lorsqu’on sait pourquoi on court et quels sont nos objectifs.

D’ailleurs, terminer une séance de course à pied sans ne jamais ressentir de douleur au corps peut finir par me lasser.

Pour clore ce paragraphe, par plaisir, je veux surtout parler de la sensation de progresser, de sentir tout d’un coup que mes jambes, mes poumons et mon cœur semblent infatigables, je veux parler également du plaisir de me retrouver en pleine nature, de découvrir ou redécouvrir des joies d’enfant.

Objectif second: le bien-être

Ce deuxième principe est tout aussi important que le premier, je veux parler ici du bien-être physique et mental que l’on ressent grâce à la course à pied. Vous voyez de quoi je veux parler ?

Je vais tenter d’être plus précis en prenant mon exemple qui n’est certainement pas unique. Lorsque je fais ma séance de course à pied, idéalement à la première heure du matin, je ressens le reste de la journée une énergie, une force mentale et une pêche incroyable. Généralement, ces journées-là deviennent très productives, tout devient simple et facile. Il n’y plus de problèmes, il n’y a que des solutions.

Vous vous y reconnaissez ?

Beaucoup plus rarement, il m’arrive l’inverse. Je veux dire par là qu’il m’arrive d’aller courir et de me sentir très fatigué, plus qu’à l’accoutumée, et de n’avoir envie que d’une chose: RESTER TRANQUILLEMENT SUR MON CANAPÉ ET NE RIEN FAIRE. Je préfère et je dois éviter ces situations car, non seulement ça ne m’apporte rien sur le plan physique mais ça ajoute de la démotivation qui risque de se prolonger tout au long de la journée. Donc, si je me sens fatigué, je privilégie le repos physique et/ou carrément dormir.

Le plan d’entraînement

Je ne suis pas un expert, loin de là, ce qui veut dire que mon plan d’entraînement est assez simpliste mais il me convient très bien pour l’instant.

Ce qui est clair pour moi est que les séances d’entraînement doivent être progressives, je ne peux à l’heure actuelle courir 20 kilomètres avec le sourire aux lèvres comme il y a deux mois. Je pense qu’il est plus judicieux de commencer par de très courtes séances, 6 kilomètres en ce qui me concerne, 3 fois par semaine et augmenter petit à petit les distances d’une semaine à l’autre.

Mon exemple:

Séance 1 Séance 2 Séance 3
Semaine 1 6 km 6 km 7 km
Semaine 2 6,5 km 6,5 km 7,5 km
Semaine 3 7 km 7 km 8 km
Semaine 4 7 km 7 km 8 km

Par contre, les distances du tableau servent de point de référence mais ne sont nullement limitatives. Il s’agit de marquer une progression, ce qui ne m’empêche pas de courir 10 km si le corps me le demande, je laisse la place à l’instinct.

Conclusion: courir 42 au lieu de 7

C’est mon but d’ici quelques mois mais je dois tout d’abord récupérer toutes mes sensations sans jamais perdre de vue pourquoi je cours: pour mon plaisir et mon bien-être.

Ce marathon était un challenge important pour moi mais le fait de le manquer laisse à un nouveau défi. Je reviendrai bientôt, c’est certain, j’en ai envie. Comme je l’ai déjà dit plus haut, je ferai un jour un marathon bien ce ne soit pas l’objectif final.

Partagez l'article:
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.