Objectif Courir

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By: Daniel Marty

Courir 18km pour la première fois: mes 9 enseignements

30 minutes avant de courir, je n’étais pas parti gagnant: J’étais encore dans mon lit…

Disons-le clairement : je n’étais vraiment, vraiment pas chaud pour me lever. Je me suis réveillé à 6:30 ce samedi matin 2 décembre, il faisait froid dehors surtout à cause du vent qui accentuait l’effet thermique.

J’ai tout d’abord songé à annuler la sortie de course à pied de 18km que je m’étais programmée en me disant qu’au fond, j’avais besoin de repos et qu’il était préférable de reporter au lendemain. Et puis…j’ai commencé le compte à rebours 5, 4, 3, 2, 1, 0 et c’est parti. Franchement, la meilleure décision de la journée. Je l’aurais regretté, c’est certain.

J’ai bondi du lit, je me suis préparé, j’ai fait mes étirements à la sauce Jeff Cavaliere et je suis parti pour 18 km de course à pied en 1h35. Je pense que pour une première, c’est pas mal, non? En tout cas, j’en suis fier.

Si quelqu’un se demande à quel moment j’ai pris mon petit-déjeuner, pas la peine de chercher, je cours toujours à jeun le matin. C’est une habitude et ça me va très bien mais bon, je traiterai ce sujet dans un autre article.

J’étais bien décidé à faire 18 km mais je tenais à une chose bien précise et c’est une condition fondamentale pour moi: FINIR EN UN SEUL MORCEAU. Dit autrement, mon objectif de ce matin n’était pas de battre un quelconque record mais de finir dans de bonnes conditions physiques et psychologiques.

Le fait de bien finir tient à une raison que personne ne doit jamais négliger en course à pied, je parle en tant qu’amateur, c’est qu’il faut à tout prix conserver l’envie de vouloir continuer à courir chaque semaine. Une séance trop “poussée” peut laisser des traces qui peuvent s’avérer fatales.

Avec en tête cet objectif clair qui ne m’empêche pas de progresser, je suis parti avec le calme mental nécessaire pour atteindre non seulement mon double objectif de 18km de course et de bon état physique, mais aussi de tirer des enseignements que je vais énumérer à la suite de cet article.

Je pense que je peux regrouper ces 10 enseignements en 3 points: la gestion de la course, la gestion de la motivation durant la course et d’autres points qui interviennent tout au long du parcours.

Courir et gérer la longue distance

1.    “Commence lentement”.

J’applique ici un de mes principes: RIEN NE SERT DE COURIR. En général, les premiers kilomètres ne sont pas pour moi les plus exaltants, je les envisage comme un échauffement. Une mise en bouche quoi. Dans le cas de ce matin, j’ai réellement commencé ma course au petit trot et cela pour les 4-5 premiers kilomètres environ. J’ai simplement laissé mon corps fixer les règles. Mon rythme s’est accéléré très progressivement, pas de cadence forcée, artificielle. Mon objectif, je le rappelle, était de finir la course sans traumatisme.

2.   “Écoute ton corps, ne te précipite pas”.

Mes jambes et mon système respiratoire ont été mes guides. Tant que je me sentais bien, tout allait bien. J’ai fini au bout de 1h35 sans grande souffrance. J’ai terminé avec des douleurs musculaires, c’est vrai, mais tout était normal. D’ailleurs, au moment où j’écris ces lignes, seules 11 heures se sont écoulées et je me sens très bien physiquement.


Comment je me motive durant la course

Je ne sais pas vous, même si j’ai ma petite idée là-dessus, mais moi sur les longues distances (bon, pour s’entendre, pour moi 15, 18 kilomètres sont des longues distances…pour l’instant) je traverse souvent des moments de questionnement intérieur “qu’est-ce que je fais là ? Il en manque beaucoup avant la fin? Etc. J’ai déjà entendu parler de la part d’autres coureurs de ces moments de doute ou plutôt de fatigue mentale. Avec moi, ça n’a pas loupé mais je m’y attendais aujourd’hui aussi. Que faire ou plutôt à quoi penser durant ces courts instants de détresse morale?

3.  ““fixe toi des mini-objectifs”

J’ai tenté d’arrêter de penser à la ligne d’arrivée mais parfois, quand l’idée revenait en force, je me fixais de courts objectifs durant la course. Par exemple, OBJECTIF LE PONT à 200 mètres, OBJECTIF DÉPASSER L’HOMME QUI PROMÈNE SON CHIEN, OBJECTIF LES RANDONNEURS ÉTRANGERS, ETC. Autres type de mini-objectifs, calculer les proportions parcourues, pour un parcours de 10 kilomètres par exemple, 2 km c’est 20% du parcours, les 2 km suivants sont mon objectif de l’instant. Ce sont de petits trucs qui fonctionnent pour moi et qui occupent mon esprit.

4.   “Regarde ce qui t’entoure.”

la plagePhoto de Nathalie

Ce matin, j’ai pris plaisir à lever la tête et regarder la mer à droite et la montagne à ma gauche (je sais, j’ai beaucoup de chance), je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en contemplant ce merveilleux paysage. L’avantage de partir à 7 heures du matin, c’est de pouvoir assister au spectacle du lever du soleil. L’image reste dans mon esprit toute la journée. Rien que ça me donne envie de revenir.

5.   “Sois conscient de ce que tu es en train de faire: tu es en train de battre ton record”

Se rappeler au milieu de la course que je vais établir mon record de distance m’a poussé à continuer. Je savais que ce sentiment de fierté m’accompagnerait toute la semaine. Je vous dirai ça dans une semaine…

Ce que j’ai appris durant la course à pied longue distance

6.   “Ne te précipite pas”.

Comme je l’ai déjà expliqué au début de cet article, mon but était de terminer cette séance de course à pied en bonne état physique et mental. Cette phrase m’a accompagné tout le temps. Pendant que je courais, je n’hésitais pas à ralentir la cadence lorsque celle-ci n’était pas naturelle, en définitive j’ai écouté mon corps et pas ma montre-chrono.

7.   “Ne t’obsède pas avec le chrono ni avec les autres coureurs”.

Contrairement à mes habitudes, je n’ai pas regardé ma montre tous les 500 mètres, je centrais mon attention sur d’autres aspects: la technique, la respiration, le paysage, les mini-objectifs. Ce n’est pas toujours facile de ne pas regarder la montre, c’est un réflexe mais je peux certainement encore améliorer cela. Quant aux coureurs que j’ai (rarement) croisés ce froid matin de décembre, je n’ai surtout pas tenté de “copier” leur rythme. Je devais absolument penser que je marchais sur un terrain inconnu qu’était pour moi la longue distance. Je sais de par mes expériences passées que suivre un coureur plus et mieux entraîné comporte des risques (abandon, blessure)

8.   “N’oublie pas que courir est avant tout un PLAISIR” (comme un enfant).

enfant qui courtPhoto de Grégoire Lannoy

Si je n’aime pas courir, à quoi bon? Dès mon premier article, c’est ce que j’ai mis en avant. Il est facile d’oublier cela dans les moments les plus difficiles de la course, on ne pense qu’à l’arrivée, à en finir au plus tôt. À ce moment là, quand je le rappelle pourquoi je suis là, le bonheur du moment présent et d’être là où je me trouve me permet d’oublier tout le reste.

9.   “Arrête de te poser des questions”.

“Il manque combien de kilomètres ? C’était une bonne idée de venir? Je m’arrête avant finalement? Etc.” Il arrive toujours un moment où on se prend la tête pour rien. Cependant, c’est un facteur puissant de démotivation et destructeur de performance. Dans ces moments là, mon neuvième enseignement, c’est une des phrases que je répète en utilisant le même compte à rebours.

En bref…

Il faut toujours faire les choses que l’on aime, que l’on prend plaisir à faire. Courir n’échappe pas à la règle. Dans le cas contraire, mieux vaut s’abstenir.

Comme dans toute activité, certaines étapes sont plus fastidieuses que d’autres. En course à pied, il faut se rendre à l’évidence : par moments, on resterait bien à la maison ou on a simplement envie d’abandonner. Ça m’arrive de temps en temps, surtout au moment où je me sens le plus fatigué durant les courses de longue distance. Quand j’en arrive au kilomètre10 ou 15, je pense à la ligne d’arrivée. Par contre, il est hors de question d’abandonner, surtout que physiquement je ne sens pas mal. C’est le mental qui en prend un coup.

Quand mon cerveau “s’ennuie “, je lui donne de quoi s’occuper suivant les 9 enseignements que j’en ai tirés. Bien évidemment, je ne m’appuie que sur mon expérience personnelle mais je pense que ça peut servir à pas mal de personnes.

Il faut retenir les 9 enseignements que j’ai développés :

1. Commencer peu à peu ;

2. Écouter son corps;

3. Se fixer de mini-objectifs ;

4. Regarder autour de nous;

5. Prendre conscience de ce que nous faisons ;

6. Ne pas se Précipiter ;

7. Ne pas être obsédé avec le chrono ou l’allure d’autres coureurs;

8. Penser au plaisir de courir;

9. Ne pas se poser de questions.

Bien sûr, si vous êtes d’avis que cet article mérite vos commentaires, etc.

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