Objectif Courir

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By: Daniel Marty

Comment vaincre la grosse flemme avant de courir

Il est assez facile de se motiver pour courir quelques jours ou semaines avant mais la flemme avant de courir est un obstacle puissant. Il suffit de puiser dans toutes les bonnes raisons que nous avons pour pratiquer ce sport. Au choix, nous avons la santé, le bien-être, la crise de la quarantaine, de la cinquantaine, parce qu’on veut sortir de chez soi, la résolution de fin d’année, un pari, etc.

Or, une fois bien chargé à bloc, quand nous sommes fin prêts pour partir, il y a ces empêchements de dernière minute: une course, les enfants et leurs multiples activités, un coup de fil d’un pote, de ta mère, le chien qui demande qu’on le sorte pour sa promenade, le cadeau de ta femme pour la Saint-Valentin, etc.etc.etc.

Toutes ces raisons sont bonnes et sont autant d’excuses pour ne rien faire.

Je crois qu’il ne faut pas se leurrer. Quand on veut faire quelque chose, il n’y a qu’un seuil à franchir, il s’agit de prendre sa décision: “j’y vais ou j’y vais pas?”

Quel est le moment opportun pour courir?

meilleur moment pour courirPhoto de Bodiou Arnaud

Le moment opportun pour courir est celui que j’ai prévu à l’avance. Paradoxalement, lorsque cet instant précis arrive, généralement le matin ou en fin de journée après le boulot, instant qui a été prévu quelques jours à l’avance, un imprévu pointe son nez. Je peste, je râle car je ne l’avais pas vu venir, j’avais tout prévu (ou presque), tout organisé (tu es sûr ?), prévenu ma femme (mouais, comment tu le lui as dit?).

Bref, je reporte à demain et je me dis que demain, c’est sûr, j’y vais. D’autant plus que ma motivation sera double puisqu’aujourd’hui, j’ai eu mon “empêchement” du jour.

Et puis le lendemain, rebelote….

Au final, je n’ai pas fait les séances que je m’étais fixé car si je suis honnête avec moi-même, CE N’EST PAS MA PRIORITÉ.

Quand la flemme avant de courir vous tend la main…

flemme avant de courirPhoto de Myri Bonnie

Il y a cet état de fatigue mentale que je connais bien, surtout en hiver, car il fait froid et je suis bien installé dans mon lit (au petit matin) ou dans mon fauteuil (en fin de journée). Et en été aussi, il fait chaud et je suis bien installé sur ma serviette ou bien assis sur le bord de la piscine. Ah ! Ça marche pour toutes les saisons en fait…

Il y a surtout le fait de ne plus arriver à me mettre en marche si près de mon but qui est de courir, tout simplement. Ensuite, viendront les regrets, le soir, de ne pas avoir fait ma séance.

Si j’ai la motivation pour courir, qu’est-ce qui m’arrête ? En fait, savoir pourquoi je n’ai pas fait ma séance de sport importe peu. Si on y réfléchit deux secondes, ça ne devrait pas être le POURQUOI qui m’intéresse mais le QUAND. Point barre.

Si je commence à analyser le pourquoi, je vais “suranalyser” et finir par me torturer éternellement.

Arrête de réfléchir et va courir IMMÉDIATEMENT

courir immédiatementPhoto de Rodrigo Soldon

Courir nous transmet avant tout une sensation de bien-être et passer à l’action ne doit pas demander de réflexion particulière. Je veux dire qu’il y a un temps pour réfléchir et un temps pour agir.

La paralyse de l’analyse est en fait de la pure paresse. Il ne faut pas se cacher derrière les mots. Il faut se dire aussi que nous passons tous par là à un moment ou un autre, c’est normal vu le style de vie que nous menons. J’arrive à la maison, je suis fatigué et, puis, je verrai demain.

Cependant, si nous voulons nous démarquer, faire la grande différence avec les autres, nous ne pouvons pas nous en arrêter là.

Mon frère m’a un jour fait découvrir une méthode toute bête qui, je le crois, convient parfaitement dans ce genre de situation.

C’est une américaine, Mel Robbins, qui en a fait tout un commerce (et c’est très bien) et qui marche très bien.

Qu’est-ce c’est ? C’est vraiment tout bête, il suffit juste de faire un compte à rebours de 5 à 0.

Oui, c’est bien ça, le compte à rebours des lancements dans l’espace. Il s’agit en fait de se mettre en situation de mise en route sans possibilité de revenir sur notre décision.

Pourquoi ça marche? Car une fois que la décision est prise, notre cerveau ne veut plus faire marche arrière.

Courir seul ou accompagner?

courir seul ou accompagné

S’inscrire dans un club ou planifier les sorties avec un copain ou une copine rend plus facile le passage à l’action. Effectivement, manquez un rendez-vous donne mauvaise conscience et, surtout, ça la fout mal.

Je sais par expérience que faire sa course en compagnie fait que mes séances soient bien meilleures tant au niveau de la motivation (le challenge) que des résultats (la compétition) à condition que vos compagnons de course aient les mêmes objectifs que moi et un niveau plus ou moins proche.

Le seul inconvénient que j’y vois est que ce qui constitue un avantage peut également être un handicap. La raison est que si vous ne manquez aucun de vos rendez-vous, vous êtes motivé et tout va bien MAIS que se passe-t-il si les autres font défaut ?

Je cours le risque de me retrouver livré à moi-même.

Quoiqu’il en soit, courir en compagnie est une bonne idée mais il est important pour cela d’avoir sous la main une liste de contacts de coureurs via les réseaux sociaux par exemple (Facebook ou autres) pour ne jamais se retrouver au dépourvu.

En bref…

Courir est et doit être un plaisir. Faire plusieurs sorties seul ou en compagnie a un effet boule de neige qui fait que, plus je cours plus j’ai envie de courir.

Il y a cependant un ennemi puissant qui m’empêche parfois de passer à l’acte : MOI-MÊME.

Je suis mon principal obstacle. Je le maquille souvent (toujours?) en obligation incontournable mais je ne dois pas me voiler la face, la décision m’appartient. Si je veux, je peux.

Mes conseils? J’en donnerais trois:

1. Apprenez à courir seul(e)

2. Trouvez une personne ou un groupe pour faire vos sorties. Ces personnes doivent avoir des motivations analogues (Voir les réseaux sociaux)

3. Arrêtez de réfléchir. Appliquez le compte à rebours et mettez-vous en route, vous ne le regretterez pas.

Alors…5….4….3….2….1….PARTEZ!

Si vous pensez que cet article mérite des commentaires, n’hésitez surtout pas à écrire ci-dessous, ça me fera plaisir de dialoguer avec vous et de connaître votre expérience à ce sujet.

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2 thoughts on “Comment vaincre la grosse flemme avant de courir

  • Cet article me plait bien. Courir à toujours fait partie de ma vie. Depuis la lecture du livre “miracle morning” je cours vers 5h30 du matin avec mes 2 chiennes et je trouve que c’est le meilleur moment. Il n’y a quasiment jamais d’imprévu (tu es censé dormir) et l’énergie que tu as après la séance est totalement dingue!
    Le plus dur c’est de se lever, la technique? Mettre le réveil à l’autre bout de la pièce. Et puis une fois que mes chiennes m’ont entendu me lever, c’est mort pour aller se recoucher.

    • Salut à nouveau Tristan,

      Ta technique me plait mais ma femme me mettra à la porte si j’attends trop longtemps pour sauter du lit 😉
      De toute façon, que ce soit ta technique ou la mienne, toute technique visant à nous faire sortir du lit le plus rapidement possible est bonne car sinon on ne se lève pas.
      Mais une fois que l’on se met en marche, sans pause, rien ne peut nous arrêter. Comme toi, courir très tôt le matin donne une énergie INCROYABLE tant au niveau physique que mental.

      Au fait, l’auteur de “Mirace Morning” est Hal Elrod, c’est ça?

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