Ce qui me pousse à courir

Je m’appelle Daniel Marty, j’ai 42 ans, je donne des cours de français à des particuliers et à des entreprises, je me déplace beaucoup. Je suis marié depuis quelques mois seulement et j’ai deux magnifiques enfants de trois ans et un an. J’oubliais de préciser que j’habite en Espagne, dans la petite ville de Benicasim située au bord de la mer (vous connaissez peut-être le Festival International de musique pop, le FIB, ou de musique Reggae, le Rototom, non?). Certains de mes copains de Lézignan Corbières (en France, près de Narbonne) connaissent très bien en tout cas…

Toute ma vie est parfaite: famille, travail qui me donne un revenu correct, une maison et un cadre de vie idéal. Il y a cependant quelque chose qui cloche. J’ai souvent cette sensation de passer à côté d’une partie importante de ma vie. Le besoin et l’envie de faire autre chose ne me quitte jamais. Vous savez peut-être ce que je veux dire, non?

J’ai toujours plus ou moins pratiqué du sport, basket ball et footing. Plus ou moins car j’ai eu mes époques sportives durant lesquelles je partais courir deux à trois fois par semaine (bon, le basket, j’ai abandonné assez tôt). Je n’ai jamais participé à la moindre compétition sauf une fois …….en CM1 (ça compte?), ni jamais dépassé la barrière des 10 kilomètres.

Et puis, il y a les longues périodes durant lesquelles je ne faisais rien, 15-18 bon kilos en plus (gratuits, sans rien faire). La raison ? je crois que c’est assez facile à voir: activités professionnelles, paresse (« La semaine prochaine, je m’y mets, c’est sûr »), vie sociale etc. Ce qui conduit à toujours repousser à la semaine suivante. J’étais toujours convaincu que j’allais reprendre bien assez tôt et bien facilement car j’avais toujours gardé un bon souvenir de ces sorties sportives en plein air et que, logiquement je n’aurais aucune difficulté pour m’y remettre. ENORME ERREUR DE JUGEMENT!

Moi en 2010

(la différence entre 2010, 2012 et 2017 respectivement)

Mais une chose est sure: j’aime courir. Il y a pour cela plusieurs raisons: le bien-être physique et mental d’après course, le simple fait d’être en bonne santé, la métamorphose du corps qui se muscle, le bonheur du dépassement de soi et cette sensation de voler.

C’est d’ailleurs cette dernière qui m’est apparue en rêve à trois reprises ces derniers mois (l’instinct?) et qui m’a poussé à reprendre le footing. Dans mon rêve, j’étais inarrêtable, je survolais les sentiers qui se présentaient devant moi. et puis je me réveillais.

En remettant mes chaussures de sport il y a quelques mois (mes vieilles Nike toutes pourries), c’est cette sensation que je voulais retrouver. Par contre, du rêve à la réalité, c’est un peu plus dur, j’en étais conscient, mais j’étais également convaincu que ça reviendrait, la motivation était au rendez-vous et, depuis quelques mois, je cours. C’est aussi simple que ça.

IMG_20171025_061237(mes vieilles Nike toutes pourries et….je les utilise encore, la honte!)

Courir, c’est bien et c’est bon pour le corps et l’esprit (Mens sana in corpore sano) mais c’est suffisant pour moi? Je veux dire, vais-je me contenter de simplement courir deux à trois fois par semaine ou est-ce que j’ai envie d’aller plus loin?

J’ai donc décidé de suivre mon instinct et de me lancer le défi de participer à un marathon (42,1km). En fait, retenant les erreurs du passé, c’est un quadruple objectif que je me fixe qui est de participer effectivement à une course officielle, de la terminer en 3 heures 30 maximum (Oui, bon, peut-être à revoir), de ne pas me blesser et de prendre du plaisir à chaque étape d’apprentissage.

Apprendre

Pour en finir sur la partie objectifs, je dirais que l’apprentissage est le fil conducteur de tous les objectifs que je me suis fixé . Apprendre et partager m’ont naturellement conduit à l’idée de créer le blog OBJECTIF COURIR.

Il s’agit d’apprendre à gérer mon emploi du temps (disponibilité) vu ma situation personnelle et un travail qui me prend bien 50 heures par semaine. Apprendre à concilier mes activités avec ma famille. Enfin apprendre à courir un marathon.

Pour tout coureur qui veut se dépasser, le marathon est un des défis majeurs (rappel: 42,1 km, quand même!). Pour la plupart des personnes c’est un très grand défi  physique et mental (« Mais qu’est-ce que je fous là ? »)

Pour finir, et Je me répète peut-être, l’objectif est non seulement pour moi de finir la course mais également de garder l’envie de continuer après cela, d’alimenter la passion et tout simplement le plaisir.

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